Découvrez la musique africaine

Il est facile de constater que la musique africaine est depuis quelques années maintenant une musique à la mode. Les grands artistes à renommée internationale que nous citeront plus bas ont tous contribué à l’essore de cette musique qui aura longtemps été « sur le banc de touche ».
Serait-ce l’élan interculturel porté par une jeunesse toujours plus ouverte au multiculturalisme qui est à l’origine de ce mouvement ? Difficile à définir, mais dans tout les cas ce mouvement est bel et bien amorcé et la musique africaine est en train de s’imposer dans la culture occidentale au même titre que les autres musiques du continent.
Il est également évident que l’essor d’internet et du streaming en particulier soit un fort catalyseur de ce mouvement qui ne cesse de prendre de l’ampleur. C’est probablement pour cette raison que Spotify a très récemment décidé de se lancer en Afrique.

 

Les grands artistes de la musique africaine depuis les années 1990.

Manu Dibango : Emmanuel N’Djoké Dibango, dit Manu Dibango, surnommé Papagroove ou papa Manu est un saxophoniste et chanteur camerounais de world jazz né le 12 décembre 1933 à Douala.

Myriam Makeba : Miriam Makeba née le 4 mars 1932 à Johannesbourg, en Afrique du Sud et morte le 9 novembre 2008 à Castel Volturno, en Italie, est une chanteuse d’ethno-jazz et une militante politique sud-africaine, naturalisée guinéenne dans les années 1960 ainsi qu’algérienne en 1972.

Youssou Ndour : Youssou Madjiguène N’Dour né le 1ᵉʳ octobre 1959 à Dakar, est un auteur-compositeur, interprète, musicien et homme politique sénégalais. « Roi du mbalax » au Sénégal, chanteur africain à la renommée internationale, il est également patron de presse à partir de 2003 et de la fondation du groupe Futurs Médias.

Papa Wemba : Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba, dit Papa Wemba, né le 14 juin 1949 à Lubefu au Congo belge et mort le 24 avril 2016 à Abidjan à la suite d’un malaise survenu sur scène, est un chanteur, auteur-compositeur et acteur congolais.

Salif Keita : Salif Keïta, né à Djoliba le 25 août 1949, est un chanteur et musicien malien.

Fade Cisse, George Darko, Super Diamono, Idrissa Diop, Louis César Ewandé, Cheikh Tidiane Fall, Farafina, Fela Anikulapo Kuti, Ghetto Blaster, Jazira, Mory Kante, Souzy Kasseya, Aicha Koné, Lamine Konté, Ray Lema, Malopoets, Hugh Massekela, Sarah Carrere Mbodj, Docteur Nico, Obin Manfei Osibisa, Petit Poisson, Djiby Soumare, André-Marie Tala, Touré Kunda, Ali Farka Touré, Gilberto Gil Umbelina et bien d’autres encore…

La jeune scène africaine :
Les artistes Locko (Cameroun), Aya Nakamura (France – Mali), Daphne (Cameroun), Serge Beynaud (Côte d’Ivoire), Fally Ipupa (RDC), Davido(Nigéria) et Sarkodie (Ghana)etc…

Une musique africaine traditionnelle qui attise la curiosité.

Il est important de noter que dans ce mouvement d’adoption de la musique africaine, la musique africaine traditionnelle est elle beaucoup moins en vue. Certainement car celle-ci se veut moins accessible et moins dansante que d’autres styles de musique africaine qui « bouge » et permet de se défouler ou dépenser. Cette musique traditionnelle colle encore à l’image du griot ou du sage du village contant une histoire en la chantant sous le baobab du village !

La musique africaine traditionnelle n’est pas faite pour s’exporter mais elle à belle et bien une place de mémoire collective au sein des communautés africaines.
Les styles de musiques africaines populaires ont quant à eux belle et bien leur place sur la scène occidentale tout simplement parce qu’il permettent de bouger tout en communiquant cette culture du corps qui bouge sur des rythme entrainant.

Découvrons ensemble quelques-uns de ces styles de musiques africaine qui cartonnent en Europe !

Les styles de musiques africaines qui bougent !

AFRO TRAP : L’afrotrap est un genre musical mêlant le trap, la musique africaine et le rap français. L’afrotrap émerge au milieu des années 2010 en France sous l’impulsion du rappeur MHD, précurseur du genre.

AFRO-BEAT : L’afrobeat est un genre musical issu de mélange de musique traditionnelle nigériane, de jazz, de highlife, de funk, et de chant accompagné de percussions et de styles vocaux, popularisé en Afrique dans les années 1970.

AFROPOP : L’afropop est un terme parfois utilisé pour désigner la musique contemporaine de la pop africaine.
COCO mupala nouvelle voix de l afropop

BEKO : Beko renferme le rythme qui n’a pas été copié à la musique internationale moderne issue des pays dévéloppés comme ce qui se passe actuellement. Traditionnellement, les jeunes Antandroy sont bércés par ce rythme dès le plus jeunes âges jusqu’à leur morts.Les artistes le jouent toujours en cappella comme veut la coutume. Et on chante en psalmodiant les textes.

BIKUTSI : Le bikutsi est une musique et une danse traditionnelle du Cameroun. Cette danse et cette musique sont originaires des provinces du Centre et du Sud. C’est une danse traditionnelle de l’ethnie Beti.

COUPÉ DÉCALÉ : Le coupé-décalé, est un genre musical populaire dans les années 2000 et 2010 en Côte d’Ivoire, et adopté par les jeunes adolescents de ces décennies.

KUDURO : Le kuduro, à la fois une danse et un style de musique, est originaire d’Angola. En France, elle est particulièrement appréciée, aussi bien dans les boîtes de nuit que lors des cours de zumba.

MAKOSSA : Le Makossa est un type de musique camerounais. C’était au départ une composante exclusive de la culture Douala mais de nos jours est adopté en tant que musique populaire dans tout le pays. Il est semblable au soukous, avec plus de basses et de cuivres.

MBALAX : Le mbalax est un rythme musical sénégalais. C’est sans doute la musique la plus populaire du Sénégal, basée sur les percussions dont le tama et le sabar.

RUMBA CONGOLAISE : La rumba congolaise est un genre musical du Congo Kinshasa et Congo Brazzaville issu dans les années 1930 de la rumba cubaine ayant une grande postérité au Congo. Les décennies qui suivent l’indépendance sont l’âge d’or de la rumba congolaise.

SALEGY : Le salegy est un rythme typique de Madagascar. Démocratisé entre autres par Jaojoby Eusèbe, on le retrouve dans beaucoup de style de musiques, du Nord au Sud. Jaojoby est sans aucun doute son interprète le plus renommé aussi bien à Madagascar que dans le monde entier.

SOUKOUSS : Style de musique originaire de l’ancien Zaïre (devenu la République démocratique du Congo). Apparu en 1960, le soukouss (bouger les hanches) est une expression empruntée aux enfants de la rue et qui vient du mot « secouer ».

ZOBLAZO : Le zoblazo est une des musiques de Côte d’Ivoire. Son créateur et promoteur essentiel est le chanteur Meiway, originaire de Grand-Bassam.

ZOUGLOU : Le zouglou est un genre musical populaire et urbain né en Côte d’Ivoire. Il relate les réalités sociales diverses vécues par la jeunesse ivoirienne et porte tantôt des messages humoristiques, tantôt des messages politiques, ou bien, plus souvent, délivre des conseils sur la vie.

Difficile de parler de la musique africaine sans parler des instruments qui contribuent bien souvent à lui donner son côté si unique.

Les instruments de la musique africaine

Kora : La kora est un instrument de musique à cordes originaire du Mali. On la trouve au Mali, au Sénégal, en Guinée et en Gambie. Selon la légende, la première kora était l’instrument personnel d’une femme-génie qui vivait dans les grottes de Missirikoro au Mali.

instrument kora

Balafon : Le balafon, également appelé bala ou balani, est un instrument de percussion idiophone mélodique originaire du Mali.

Le tama : Le tama gangan, dumdum, kalangu, odondo, lunna, karangou ou kalangou, appelé également « le tambour parlant », est un Instrument de percussion de la famille des membranophones originaire d’Afrique de l’Ouest. Des instruments semblables existent en Inde et au Japon.

Les djembés : Un djembé est un instrument de percussion africain composé d’un fût de bois en forme de calice sur lequel est montée une peau de chèvre ou d’antilope tendue à l’aide d’un système de tension, que l’on joue à mains nues et dont le spectre sonore très large engendre une grande richesse de timbre.

djembes
Djembés

Chekere (Djabara)  : Le chekeré est un instrument de percussion idiophone. Il est notamment utilisé dans la musique Mandingue d’Afrique de l’Ouest, ainsi qu’à Cuba et au Brésil.

Dunun : Le dundun (dunun, doumdoum)) est un tambour basse africain répandu dans toute l’Afrique de l’Ouest.

dunun
TAMA

Sanza (Kalimba, Mbira) : Le mbira est un instrument de musique d’Afrique subsaharienne idiophone et lamellophone composé d’un support en bois sur lequel sont fixées des lamelles métalliques de formes et tailles variés.

sanza
sanza

Udu : L’udu est un instrument de musique à percussion idiophone du Nigeria en forme de jarre. C’est un cousin du ghatam de l’Inde.

UDU
UDU

Le mvet : Le mvett, parfois écrit mvet ou mver, désigne un instrument de musique à cordes. Orthographié avec une majuscule, le terme définit un ensemble de récits guerriers qui se joue accompagné dudit instrument.

Mvet
Mvet

Le bendir : Le bendir, bendayer ou alloun est un instrument à percussion très répandu en Afrique du Nord, particulièrement dans la musique berbère. C’est un tambour sur cadre assez similaire au daf asiatique, faisant partie des membranophones. Les arabophones le nomment bendir.

bendir
bendir

Le karkabous : instrument de percussion idiophones maghrébins. C’est un genre de castagnettes utilisé par les Gnaouas, assez similaires aux anciens crotales.

La mode des comptines africaines

On peut également identifier un autre courant populaire qui lui aussi fait la promotion de la musique africaine au travers de la multiplication des « coffrets de comptines africaines ».
En effet le coté traditionnelle et porteur de valeur profonde des comptines africaines y est sans doute pour quelque chose. Ces sonorités étrangères sont idéales pour divertir les enfants tout en les éduquant ou en leur communiquant des valeurs et des principes de vies. L’authenticité des comptines africaines permet également une découverte du continent en douceur et en toute originalité.

Voici pour terminer un bref échantillon des meilleurs musiques africaines sur youtube.

 

 

Sources :
– Wikipédia
– Googles images

Laisser un commentaire